FEVRIER
AVEC ZEBUNET
1- La grippe aviaire au
Vietnam : et nos cochons ?
Selon les derniers rapports, 44 provinces du Vietnam (sur
61) seraient touchées par l’épidémie de grippe aviaire, une maladie transmise
par les oiseaux et volailles.
La transmission de la maladie à l’être humain se fait par
les fientes de volailles ou les sécrétions de mucus des volailles et oiseaux
dans les cas de contact ou d'inhalation. En Asie, où les personnes vivent
proches des animaux, l'épidémie se répand rapidement.
La consommation de viande de volaille est sans danger dans
la mesure où le virus (de type influenza c'est-à-dire de la grippe) ne résiste
pas à une température de cuisson 60 °C. Même les amateurs de tartare de
poulet devraient s'en sortir puisque le pH acide de l’estomac viendrait à bout
du virus
La province de Phu Tho (où a été mené notre premier projet
avec Vétérinaires sans frontières) ainsi que la province de Binh thuân (en
partenariat avec Vietnam plus) sont sévèrement touchées. Patrice Gautier ainsi
que les vétérinaires vietnamiens sont sollicités de toute part et ne chôment
pas !
Les cochons peuvent développer une forme du virus dangereuse
pour l’homme (l’ADN porcin ayant intégré une séquence d’ADN infectieux du
poulet peut devenir infectieux aussi). Aussi l'abattage systématique des
poulets et volailles est nécessaire et contrôlé pour éviter la contamination.
Les paysans rechignent à le faire d’autant qu’il n’y a pas d’assurance. Pour
eux, c’est une perte sèche !
Pour le moment, nos cochons ont toujours les fesses roses et
ne sont pas touchés par l'épidémie. Les mesures de prévention, bien que
difficiles pour les paysans, devraient éviter l’expansion de l’épidémie
Pour l’instant, l’OMS ne préconisant aucune limitation de
déplacement dans les pays affectés par la grippe aviaire, n’hésitez pas à aller
rendre visite à vos cochons en évitant soigneusement les basses-cours !! Il est
en effet recommandé d’éviter tout contact avec les volatiles, avec une surface
apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux.
Les marchés aux volailles ou aux oiseaux sont donc particulièrement peu
conseillés.
Le projet des vaches pour les enfants handicapés victimes de
la dioxine est pour le moment arrêté car avec l’épidémie de grippe aviaire, le prix
des vaches devient vertigineux, pour le même somme on n’a qu’une toute petite
génisse et il faut sans doute attendre que le cours des animaux baisse !!!
2- LA mauritanie démarre
Ca y
est : tout est ficelé : convention de partenariat, sélection des
emprunteurs, établissement du plan de remboursement…Les prêts vont commencer en
mars, brebis, chèvres… vont pouvoir brouter en toute quiétude
3 - Visite à Madagascar
Du 4 au 9 février, Hanh, Gérard, Jean et Marie Paule sont
allés à Madagascar pour visiter les projets en cours et rencontrer les paysans.
A Mahitsy, les animaux se portent bien, les zébus paissent
dans les champs après leur journée de travail, après l'effort le réconfort !
Les cochons sont bien au chaud dans les porcheries, on ne les laisse pas
gambader à l'extérieur afin d'éviter de propager des maladies comme la peste
porcine.
Ci-dessous : photos d’un des hameaux où se déroulent
les projets Zebunet et d’un de nos zébus
A Ambatolampy, Vao, femme malgache de 60 ans, anime et assiste
les groupes de femmes qui ont déjà acheté leurs zébus femelles et parfois même
des cochons. Le cyclone Frank ayant malheureusement fait des ravages dans la
région quelques jours avant notre arrivée, nous n’avons pas pu aller voir ces
femmes. Vao est en train de mettre en place d’autres groupes de femmes pour
lancer dans un futur proche de nouvelles campagnes de prêts.
Sur le projet des vaches métisses zébu devant alimenter la
fromagerie, nous avons rencontré Victorien, ingénieur agronome devant animer
les prêts. Il est encore très hésitant sur les modalités des prêts à mettre en
place, notamment sur la race d'animaux à acheter, sur le prix d’achat à fixer,
sur assistance à fournir aux paysans dans l’achat et le suivi vétérinaire…). Le
projet doit donc être finalisé avant que Zebunet
ne commence à financer les achats de vaches.